Le virtuel, un danger pour l'environnement ?
L'informatique et l'Internet, sont souvent mis en avant comme réducteur des déplacements et facilitateurs des échanges à moindre impact écologique.
Or, à l'instar de tout développement, il n'y pas de solution miracle, et il convient peut-être aussi dans ce domaine de faire évoluer l'optimisation des parcs informatiques, et pour tous les utilisateurs de ne coupler et la surconsommations énergétique du 20e siècle avec les nouveautés et autres "conso-geeks" du 21e : à titre d'exemple, un avatar de second life consomme autant qu'un habitant réel du Brésil...
Informatique et environnement, revue des derniers mois, article publié pour le blog action day :
> Monde virtuel, gaspillage réel, 14/10/2007
"Un avatar de Second Life consomme en moyenne deux fois plus d’énergie qu’un algérien : c’est ce que démontre sur son blog le journaliste économique américain Nicholas Carr..." 20 minutes.
- L'article sur le blog Rouh Type de Nicholas Carr : Avatars consume as much electricity as Brazilians
> L'informatique et les télécoms émettent 2% du CO2 mondial, 30/04/2007
" L’industrie des technologies de l’information et de la communication (TIC) serait responsable selon une étude Gartner de 2% des émissions de CO2 mondiales, soit l’équivalent de l’aviation. Cela concerne aussi bien l’électronique grand public (PC et téléphonie fixe ou mobile) que les infrastructures télécoms et IT des entreprises ou des collectivités (PC, servers, réseaux, imprimantes,…)..." Constat et recommandation du cabinet Gartner repris par Croissance Verte.
- L'article sur le rapport, Gartner: ICT’s CO2 Emissions ‘Unsustainable’ dans environmental leader
> Le commerce sur Internet fait mal à la planète, 12/07/2006
Le succès des sites d’enchères alimente l’effet de serre. Car ces échanges multiplient les déplacements automobiles.
Un “solarium Palm Beach à 10 lampes en bon état de marche avec minuterie et lampes de rechange” à Leyde, un grand ballot de foin à Waalwijk, une “belle cage à lapins pour l’extérieur” à Lelystad (...) : ce n’est qu’un petit aperçu de tout ce qu’on peut se procurer gratuitement par l’intermédiaire de Marktplaats [équivalent néerlandais d’eBay]. Grâce à ce genre de site, on jette moins de choses et on gaspille donc moins. Dès lors, le commerce électronique entre consommateurs, ou C2C, paraît constituer un excellent début pour un monde meilleur. Malheureusement, le Ruimtelijk PlanBureau [l’institut national néerlandais d’aménagement du territoire – RPB] a découvert une faille dans ce bel ordonnancement. Car, après avoir fait nos emplettes sur les sites d’enchères, nous sommes très nombreux à prendre notre voiture pour aller chercher nos achats – ce qui entraîne un surcroît de circulation. Dans son enquête “Winkelen in het internettijdperk” [Faire les boutiques sur Internet], le RPB est parvenu à la conclusion que “le commerce électronique C2C conduit potentiellement à multiplier par 11 les déplacements des particuliers, voire plus”. Autrement dit, le C2C génère du CO2..." NRC Handelsblad via Courrier International
> Les déchets toxiques font le tour du monde, 02/08/2007
Du plomb a été découvert dans des bijoux fantaisie importés aux Etats-Unis. Il provient de vieux ordinateurs occidentaux recyclés par les Chinois.
"Les autorités américaines ont récemment notifié des rappels de bijoux bon marché en provenance de Chine qui présentaient des concentrations élevées en plomb, un métal lourd toxique [son ingestion provoque le saturnisme]. Mais une partie de ce plomb provient en fait d’une source pour le moins surprenante : les vieux ordinateurs et autres appareils électroniques dont l’Occident s’est débarrassé en les expédiant en Chine..." The Wall Street Journal via Courrier International
> Afrique, des e-déchets déguisés en recyclage
" Alors que l’Europe tente d’imposer la mise en place de la directive européenne sur la gestion des déchets d'équipements électriques et électroniques (les DEEE), la question de ces encombrants reste de mise. Le groupement Basel Action NetWork qui dénonce les trafics en cette matière avait dans le passé pointé du doigt la situation de la Chine et l’Inde. Dans ces pays, certaines villes sont de véritables dépotoirs mondiaux des équipements informatiques. Or, ces déchets renferment une multitude de produits dangereux pour l’homme et constituent des bombes écologiques pour le sol et les cultures, les nappes phréatiques, les animaux..."PC Inpact, 26/10/2005, via Basel Action Network
- Le rapport (en anglais) : The digital Dump, exporting re-use and abuse in Africa
> Une informatique plus verte peut-elle contribuer à sauver la planète ? 27/08/2007
"Voilà le défi - non dénué d’arrières-pensées marketing - qui anime les grands acteurs du secteur.
Touchés par la vague de «Greentech» qui se propage dans la Silicon Valley, les poids lourds du matériel informatique et du logiciel ne cessent de clamer leur ralliement à une approche moins polluante et moins gourmande en énergie de leur activité, quitte à ce que les ordinateurs connaissent dans les années à venir un renchérissement (de l’ordre de 30 %), surcoût en partie compensé par des factures d’électricité moindres..." Libération
- «Diviser par deux notre consommation» 27/08/2007
Urs Hölzle, chargé de l’environnement chez Google, détaille sa politique énergétique.
"Le chercheur suisse Urs Hölzle, en charge de l’environnement chez Google, explique comment il compte atteindre son objectif de neutralité en termes d’émission de CO2 d’ici à fin 2008..." Libération
> En lien : Le télétravail pour l'environnement







dans le domaine des nouvelles technologies, mis à part Apple, tout le monde se met au "vert", le green washing est en route, mais pour la bonne cause.
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec l'article, lorsqu'on parle de "réduction des déplacements" on pense plus à l'e-commerce, et dans ce contexte, internet est un plus écologique.
Je vous conseille le site de greenpeace.org pour vous faire une idée précise de ce qu'il faut faire ou pas.
Ne tombons pas dans la paranoïa.
Rédigé par: maheanuu | le 17 octobre 2007 à 08h36